Solutions face à l'hyperinflation... C'est ce que fait le secteur privé

Solutions face à l'hyperinflation... C'est ce que fait le secteur privé

| vendredi 08 octobre 2021

Rania Chakhtoura,  "Akhbar Al Yawm"

Après que la livre libanaise a perdu  sa valeur de manière flagrante et que le salaire minimum est inférieur à 36 dollars par mois, après qu'il valait 450 dollars avant la crise  d'après  octobre 2019

36 Dollars:  c'est une somme dérisoire qui ne peut pas couvrir les factures d'électricité, les abonnements aux groupes électrogènes, l'eau, le téléphone, Internet, la nourriture et les consommables, sans parler des écoles, des universités, du logement, des vêtements, des hôpitaux et des transports.... Par conséquent, l'introduction d'une correction des salaires était logique plutôt que nécessaire.

Dans ce contexte, le président de l'union générale des travailleurs Béchara Al Asmar a estimé que le minimum acceptable aujourd'hui pour une vie décente est un salaire de 7 millions de livres, alors que dans certains documents officiels le salaire est 3 millions...

Notons  qu'avant les élections de 2018, le Parlement avait approuvé la série de grades et de salaires, qui constituait l'une des raisons de la crise, car elle s'est produite sans discernement, sans augmentation de la production ni réforme de l'administration..

Aujourd'hui, face à ce grand effondrement, le secteur privé peut-il rester inactif, laissant ses employés sans rien pour combler leur faim?

Le président des organismes économiques libanais et ancien ministre Mohammad Choucair refuse celà, et dit que  le secteur privé cherche des solutions qui mèneront à la permanence du travail et à la résilience des salariés.

Choucair explique via "Akhbar Al Yawm" qu'il n'est pas possible de parler d'augmentation du salaire minimum tant que le dollar américain est instable et joue à la hausse et à la baisse au quotidien, en disant: Nous soutenons l'augmentation des salaires mais cela nécessite avant tout de stabiliser le taux de change entre la livre et le dollar, expliquant qu'il n'y a pas de pays au monde ayant deux salaires minimums, un pour le secteur publique et l'autre pour le secteur privé. 

Il estime que les discussions  sur la correction des salaires devrait inclure 3 parties : le secteur privé, les travailleurs et le gouvernement. Sachant que dans les circonstances actuelles, il n'est pas possible pour le gouvernement  prenne une mesure dans ce dossier.

En revanche, Choucair note que le secteur privé a pris une série de mesures, notamment l'augmentation des salaires de la part de chaque entreprise ou institution en fonction de ses capacités, et l'aide, affirmant qu'aucun travailleur ou employé, en particulier à Beyrouth et au Mont Liban, ne reçoit plus le minimum officiel de 675 mille livres... Les salaires sont supérieurs à deux millions de livres.. Il y a des institutions qui paient une partie des salaires en dollars... Il y a des entreprises qui ont des relations avec l'extérieur qui  paient tout le salaire en dollars...

Soulignant que le secteur privé est conscient de la réalité des salariés, Choucair a révélé avoir évoqué avec le ministre du Travail Moustapha Bayram une série de propositions qui seront suivies du sujet de l'indemnité de transport, rappelant qu'il a été le premier à  demander les  24 000 livres par jour alors que le carburant était facturé à 8 000 livres par dollar. Aujourd'hui, leurs tarifs ont encore augmenté, nous avons donc 3 solutions : oubien télétravail,  ou bien chaque entreprise assure des bus pour transporter les salariés, ou augmenter l'indemnité de transport. Nous disons que nous ne pouvez pas demander à l'employé de "vendre ses vêtements" pour se rendre au travail.

Dans ce contexte, Choucair insiste sur la nécessité de prévoir une allocation pour l'éducation, ce qui signifie que le secteur privé et le secteur public doivent créer quelque chose qui aide les parents à éduquer leurs enfants..

"Si nous perdons tous les secteurs qui ont décliné depuis le début de la crise jusqu' aujourd'hui, nous pouvons les rattraper si le Liban maintient le niveau d'éducation pendant des générations, mais si nous perdons la science, nous ne pouvons pas  reconstruire le Liban dont nous rêvons

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