13 Octobre.. De la guerre de libération à nos jours

13 Octobre.. De la guerre de libération à nos jours

| mercredi 13 octobre 2021

Rédacteur politique, agence “Akhbar al-Yawm”

Ni Ghazi Kanaan, ni  Rustom Ghazali (défunts), ni d'autres officiers de l'armée du défunt président Hafez al-Assad, n'ont pris la décision d'attaquer le palais de Baabda, où était retranché le général Michel Aoun, le 13 octobre 1990.

La décision à l'époque était une décision américaine approuvée par Israël et mise en œuvre par la Syrie après avoir retiré de son armée toutes les lignes rouges qui existaient depuis de nombreuses années.

Les forces syriennes sont entrées dans la zone libre et ont pris le contrôle du palais Baabda, symbole de la légitimité libanaise, tandis que le général Aoun se trouvait à l'ambassade de France et sa famille à l'abri du palais. Les soldats et les officiers continuèrent à se battre et ne reçurent pas l'appel du général Aoun à rejoindre la direction du général Emil Lahoud ; un certain nombre d'entre eux furent martyrisés, blessés et perdus. La cour du général Aoun et du Courant patriotique libre dans le régime syrien n'ont pas aidé à révéler le sort des militaires et des civils disparus.

Le 13 Octobre 1990, ou Guerre dite de libération, a assiégé la zone franche pour la première fois depuis le déclenchement de la guerre en 1975 et a constitué le premier test de l'opération visant à faire tomber la ligne rouge sur le marché de l'Occident, et cette guerre a connu une vague d'immigration massive de chrétiens du Liban.

 Elle s'est terminée sans aucune victoire militaire ou politique; les chrétiens ont été placés devant deux options: la poursuite de la guerre et la chute de la ligne rouge et l'imposition de l'accord politique, ou la concession politique sans pénétrer dans les zones franches et ainsi le président élu de la République restant au palais de Baabda et pratiquement sous la tutelle et le patronage des forces chrétiennes dominantes là-bas.

Le 13 octobre 1990 ne peut être séparé de la guerre d'abolition, après la défaite politique de la guerre de libération et l'échec à saisir le bon moment pour l'élection du président de la République et à bloquer l'achèvement du coup de la présence chrétienne au Liban, une défaite militaire était nécessaire qui affaiblissait toutes les forces militaires libres, les principales étant les unités de l'armée libanaise à majorité chrétienne d'une part et les Forces libanaises d'autre part. Et c'est ainsi que la guerre d'abolition a éclaté, a détruit, tué et abandonné les chrétiens et s'est terminée sans que les propriétaires de ses slogans aient obtenu peu de résultats et rendu les forces de légitimité, qui auraient été le noyau solide d'une puissante armée libanaise, juste une force militaire épuisée et sans défense sortant d'une bataille pour intervenir dans une autre.

Tout cela n'a pas conduit à l'élection d'un président de la République et le général Aoun a maintenu sa position au Palais de Baabda malgré tous les messages de désir et de menace jusqu'à ce que le feu vert soit donné au niveau international et régional, les forces du régime du président Hafez al-Assad sont entrées dans la zone libre et le chef du gouvernement militaire de transition lui-même a survécu à une défaite politique et militaire.

La commémoration de cet anniversaire doit avoir pour but de se souvenir et d'avoir pitié des martyrs de l'armée libanaise et des civils tués délibérément et accidentellement et des personnes disparues. Et tous les autres dictons sont hors d'ouvrir l'investissement de sang parce que tous les slogans de cette étape ont été perdus par ceux qui l'ont porté, nous ne sommes pas en légitimité sans partenaire, mais au contraire nous sommes en légitimation du rôle de la milice et de l'Internationale aux dépens de l'État, et nous ne sommes pas dans une relation amicale, franche et claire avec le régime syrien, mais au contraire, ils demandent satisfaction pour la position présidentielle.

 Ce qui se passe aujourd'hui avec les victimes vivantes de 1990, c'est l'achèvement de la défaite.

 

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