Entre inflation et monopole... Seul le citoyen en paie le prix

Entre inflation et monopole... Seul le citoyen en paie le prix

| vendredi 21 janvier 2022

Omar Rassi - "Akhbar Al Yawm"

Grâce à ses dernières mesures - notamment la circulaire 161, qui permettait aux banques d'augmenter les quotas en devises et de les vendre au public au prix de la plateforme Sayrafa - la Banque du Liban a réduit l'inflation sur le marché financier de près de 15% en 10 jours.

Mais est-ce que le Liban est le seul pays que souffre de l'inflation ? Et que dit-on du monopole qui empêche une baisse significative des prix ?

Un économiste explique que la baisse du tout de change du dollar d'environ dix mille livres au cours d'une semaine constitue environ 33% de l'inflation de la livre, mais cela ne se reflète pas dans la baisse des prix résultant du monopole, car ces monopolistes ont une énorme capacité à contrôler les prix, sinon ils étaient censés baisser les prix, notamment des produits alimentaires de 15 à 25%.

Et tant que cette baisse ne s'est pas reproduite,

cela signifie pas que nous sommes dans un marché monopolistique qu'on le veuille ou non. 

Ainsi, la hausse du dollar sur le marché noir n'était qu'une raison pour les commerçants pour hausser les prix...

Face à cette réalité, la Banque du Liban a-t-elle augmenté ses dollars?

 L'expert répond dans une interview à Akhbar Al Yawm: si la Banque du Liban n'intervenait pas, le taux de change du dollar serait d'environ 50 mille livres, soulignant en même temps qu'il ya des calculs politiques derrière le pompage du dollar, dont la demande probable du Premier ministre Najib Mikati au gouverneur de la Banque du Liban Riyad Salameh de prendre une telle mesure car le gouvernement va approuver le budget et l'orientation vers la réforme, et donc on peut dire que Salameh a soutenu le Premier ministre dans ce domaine.

Ici, on lui demande: Comment la chute du dollar affecte–t-elle le budget que le cabinet commencera à étudier lundi ? L'expert explique que le prix du marché noir est utilisé par les commerçants comme indicateur de leurs prix quel que soit le coût réel qu'ils paient, sachant que les commerçants mettent leurs prix - injustement - selon le taux de change de 37000 mille, bien que le dollar soit diminué jusqu'au 23000.

Il ajoute: Nous sommes surpris de ce qu'ils appellent une "mesure de précaution" qui augmente les prix des marchandises avec la hausse du dollar et ne les baisse lorsque le tout de change diminue.

Il poursuit: l'État dans son ensemble est affecté par le taux de change sur le marché noir, étant également un consommateur de base dans le jeu économique et achète sur les marchés, notant ses besoins au niveau du carburant et la valeur de l'aide sociale pour certains groupes de la société...

Soulignant que le budget au Liban est consommateur par excellence, l'expert estime qu'il n'est en aucun cas possible d'établir un budget s'il n'y a pas de stabilité du taux de change.

Comment se fait cette installation ?

 Il dit: il faut qu'il y ait un certain niveau de stabilité, même si l'économie libanaise est basée sur la consommation du dollar en plus du manque de production.

Il ajoute: Il est vrai

 que les dollars valables sont en baisse constante et donc le prix du dollar puisse remonter, mais cette hausse ne serait pas le résultat de spéculations qui conduisent à des sauts terrifiants et nuisibles.

L'expert conclut: les politiciens, les commerçants et les changeurs de monnaie sont ensemble dans la même case profitant de la hausse des taux de change - en soulignant que lorsque les prix ne bougent pas sans heurts, nous sommes confrontés à un monopole clair, qui est le premier ennemi des économies libres.

Et s'il n'y a pas de monopole, la baisse du dollar vers 33% du plafond supérieur qui l'a atteint devrait réduire les prix d'au moins 25%.

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